16 juillet 2008
Faire déserter les guérilleros
Voici un petit résumé d’un article paru dans Le Monde du lundi 14 juillet sur les moyens utilisés par le gouvernement colombien pour inciter les guérilleros a la désertion:
“Hé, guérilleros ! Je suis Ingrid Betancourt. Je veux que
vous soyez libre, comme moi", "Hé, guérilleros ! Je suis
Ingrid Betancourt. Rendez- vous. Vous allez récupérer votre famille, votre
liberté, votre honneur".
Voici quelques uns des messages enregistrés en Colombie par l’ex otage avant d’arriver
en France. Ils seront diffusés dans la jungle colombienne par le biais de hauts
parleurs d’hélicopteres militaires.
De plus, les radios locales et télévisions répètent
inlassablement les messages de l'armée colombienne : "Guérillero, ta
famille, tes amis, ton pays t'attendent. Reviens."
Pendant la Coupe d'Europe de football, un message défilait sur l'écran : "Guérillero, si tu avais déserté, tu pourrais regarder tranquillement ce match." Un des responsables de la campagne en convient : "Les guérilleros ont rarement l'occasion de regarder la télé mais les messages ont aussi une valeur dissuasive. C'était une façon de dire aux gamins du pays : si tu prends les armes, fini le foot..."
Selon
les chiffres officiels, plus de 9000 guérilleros auraient déserté depuis six
ans, 1500 au cours des six derniers mois. Jusqu'en 2002, le gouvernement
estimait le nombre de guérilleros des Farcs à 18000. Il reste donc encore quelques
"pseudo-révolutionnaires" à convaincre.










