20 août 2007
L'Université de Los Andes
Et oui, pour nous les cours ont repris depuis déjà 2 semaines…L’occasion pour nous de vous en dire un peu plus sur l’Université, nos cours et l’éducation en général.
L’université a été créée en 1948 par un groupe de professionnels colombiens qui souhaitait modifier le schéma éducatif en vigueur dans le pays, en permettant aux étudiants de choisir leurs cours (comme c’était le cas dans les universités nord-américaines).
Elle accueille aujourd’hui une dizaine de milliers d’étudiants. Toutes les facultés sont réunies sur un même campus : architecture, lettres, droit, sciences, économie…
Le style de l’université mêle des bâtiments très modernes (le nouveau bâ
timent d’ingénierie ressemble à un centre commercial) à des bâtiments anciens (chapelle, asile, hôpital, maison-close et fabrique de chapeaux…). Il y a des bibliothèques gigantesques, ainsi que de nombreuses salles d’informatique.
Ici vous pourrez trouver un plan de l'université pour avoir une idée de sa taille : Plan de l'université
Attention, quiconque ne peut pas rentrer dans ces lieux placés sous haute surveillance : il y a des policiers avec chiens dangereux muselés et fusils mitrailleurs tout autour de l’université. A l’entrée, il y a des tourniquets qui s’ouvrent grâce à la carte magnétique que possède chaque étudiant. Il est possible d’inviter une personne extérieure à l’université, à condition qu’elle soit munie d’au moins une pièce d’identité et qu’elle accepte de se laisser prendre en photo…tout un protocole. D’après ce que nous avons entendu, cette super sécurité se serait développée depuis que le fils du président étudie ici. Nous ne l’avons pas encore croisé, par contre, les 4 ou 5 4x4 qui viennent le chercher ne sont pas passés inaperçus.
Malgré cet aspect un peu déroutant, l’université est un lieu très agréable. Il y a beaucoup de verdure, de cafétérias (8 je crois), et elle permet de maintenir une excellente forme physique grâce à tous les escaliers qu’il faut monter et descendre à longueur de journée… Elle a aussi l’avantage d’être en plein cœur historique de Bogota (La Candelaria) , le plus joli quartier de la ville avec ses maisons aux facades colorées, et à 2 pas du centre.
Malheureusement, ce cadre est réservé à l’élite de Bogota (en terme de richesse) ou bien aux étudiants prêts à emprunter sur une quinzaine d’années, ou à ceux qui travaillent en parallèle de leurs études : une heure de cours leur coûte en moyenne 30€ ! Beaucoup essayent donc d’entrer à la Nacional, l’Université la plus réputée de Bogota, qui est publique mais exige un super niveau d’admission.
Les cours
Les liens suivants contiennent notre EDT respectif.
Vous pouvez voir qu’il faut être matinal : nous commençons plusieurs fois par semaine à 7h, il faut alors « madrugar » (se lever de bonne heure). Mais comme il fait jour dès 6h, ce n’est pas si difficile que ça de se réveiller. Et il ne faut pas non plus avoir peur de devoir passer du temps à l’université : il nous arrive d’avoir des trous (« huecos ») de 5 heures.
Nous sommes tous les 2 très contents de nos cours, qui sont bien intéressants. Victor avait un peu peur que son programme soit assez éloigné de celui de l’EMN, mais finalement les matières importantes ressemblent assez à celles qu’il aurait vues en France.
L’ambiance des cours est différente de celle que l’on connaît en France. Tout d’abord, il y a beaucoup plus d’échanges profs-élèves. Les étudiants tutoient les profs et les appellent par leur prénom, ce qui n’est pas très commun en France.
Les évaluations sont beaucoup plus fréquentes : ici, pas question d’attendre l’évaluation annuelle de la matière, il y a régulièrement des quizz (surprise ou pas). Il y a aussi beaucoup de travail individuel en dehors des cours (beaucoup de lectures en espagnol ou en anglais de documents à analyser, d’ailleurs ce n’est pas facile de jongler avec les deux langues). J’ai aussi des quizz d’actualité en cours de « Qualité de l’air et pollution atmosphérique » (quel rapport me direz-vous ?). Il faut donc que je lise le journal du samedi et du dimanche. Les questions peuvent être du type : Quel est le cours du dollar ? Comment s’appelle le ministre qui a inauguré tel bâtiment ? J’en ai un demain, je verrai mieux à quoi ça ressemble.
Voilà pour l’université et nos cours, vous trouverez quelques photos dans l’album de ce nom.
18 août 2007
Installation
Nous avions rendez vous lundi avec la propriétaire de l'appart où nous pensions louer une chambre, malheureusement, alors que nous étions décidés à nous y installer, elle nous a informé par téléphone qu'elle ne souhaitait plus louer la chambre car sa fille venait à Bogota.
Nouveau départ à zéro. Au cas où, nous appelons une chambre que nous avions déjà visité et que nous pensions occupée.
Par chance elle était encore libre, direction le quartier Rafael Nuñez, a 20h30 et accompagnés par Diana et sa mère pour une nouvelle visite.
La décision est prise dans la nuit et le lendemain le marathon commence pour faire des courses et acheter un matelas double, nous nous installons vers 22h, pour se réveiller a 5h30 et aller en cours.
La chambre est bien, avec salle de bain privative et petit dressing. Nous sommes a 30min de l'université quand il n'y a pas trop de trafic, et nous partageons la cuisine avec 2 autres étudiants (nous n'en avons rencontré qu'un seul pour l'instant et il est très sympa).
Seul défaut : la température le matin. Etant donnée la clémence du climat, les fenêtres sont toutes à simple vitrage et ne ferment pas bien (quelques feuilles de papier journal on été nécessaires pour colmater les entrées d'air dans notre chambre.)
Enfin bon, nous avons un chez nous et la vue est chouette. (9e étage avec un ascenseur qui semble-t-il tombe souvent en panne)
13 août 2007
Nouvelles, Andres carne de Res
Après une semaine de silence radio, voici quelques nouvelles de Colombie.
L´université
Nous suivons les cours depuis une semaine, Sarah rencontre quelques difficultés de compréhension car ses cours sont assez pointus, de mon coté ca se passe plutot bien, les profs sont interessants et beaucoup plus proches des eleves qu´a l´Ecole des Mines.
Le fonctionnement est assez différent de celui auquel nous sommes habitués, les cours reposent beaucoup sur des lectures et les examens sont plus nombreux.
Le logement
Pour l´instant nous sommes chez les parents de Diana, une autre amie colombienne qui fait l´échange avec l´EMN. Nous allons prendre une décision aujourd´hui, je dois voire la mère de l´ami de Jairo qui propose de nous louer une chambre dans un appart très chouette au 25e étage d´un immeuble bien placé, je vais essayer de négocier le prix qui pour l´instant est un peu élevé pour une simple chambre.
La fete
Ce weekend : premieres sorties ; tout d´abord avec les autres étudiants de l´échange dans un petit bar du centre, puis samedi avec la famille chez qui nous logeons dans le bar/boite de nuit/restaurant le plus en vue de Colombie (certains le qualifient meme de meilleur rumba d´Amerique du Sud).
Déco surchargée entièrement faite maison, coktails gargantuesques, musique variée et super ambiance.
Voila en quelque mots les nouvelles de Bogota, à bientot pour de nouvelles aventures
06 août 2007
Un fin de semana en Bogota et rentrée des classes
Récit du week-end passé :
Samedi
Nous avons profité de la matinée de samedi pour visiter des logements proches de l´université. Un nous a particulièrement plu : une chambre dans un petit appart a 500m de Los Andes, propriété d´un étudiant (en réalité de sa mère) qui y vit avec sa soeur elle aussi étudiante. Jairo de son prénom nous est apparu super-sympathique (le bogotanais recours souvent à l´expression super-...), une 20aine d´année, très posé et aimable. Seul bémol, il devait contacter sa mère pour savoir si une cousine qui avait pour projet de venir à Bogota viendrait réellement ou non, auquel cas elle aurait été logiquement prioritaire.
Nous sommes donc rentrés à la "maison" le coeur léger : nous avions enfin trouvé le logement que nous cherchions, et ce à très bon prix (moins de 400 000 pesos, 150e)
L´après midi à quant à elle été consacrée à la recherche de canard et d´autres denrées françaises rares : nous souhaitions en effet préparer un repas français aux parents d´Alejandro (leur femme de maison étant en week-end samedi/dimanche). Malheureusement nous n´avons trouvé qu´un pauvre canard surgelé dans un supermarché "exotique" où l´on peut trouver de l´emmental et du vin rouge ordinaire hors de prix pour ici.
Nous avons cependant pu visiter un supermarché de fruits et légumes très impressionnant avec des rayonnages entiers d´ananas, fruits de la passion, fraises, papayes, mangues, oranges de toutes sortes, ou encre avocats de taille imposante (et murs à point !), avec également un bar à jus de fruits appétissant.
Au menu du soir :
- Salade de crevettes, dés d´avocat et pulpe d´orange "Grey" (à défaut de pamplemousse)
- Courgette et sa farce de légumes (pulpe de courgettes, tomate, oignons caramélisés) coiffée de poitrine fumée et de mozarella gratinée
- Fondant au chocolat nappé de crème anglaise maison
Accompagné par un vin rouge chilien de 1992 Avianca (compagnie aérienne colombienne), que les parents d´Alejandro avaient depuis leur dernier voyage en Europe. (A ce propos nous comptons sur nos parents respectifs pour leur faire gouter le vin français).
Visiblement notre prestation a plu et deux recettes commencent à circuler en Colombie : "Calabacines facon Victor" et "Pastel de Chocolate de Victor".
Dimanche
En fin de matinée nous sommes allés avec les parents d´Alejandro dans un "Club".
Qu´est ce qu´un "club" (prononcer [cloub]) ?
Un cloub c´est tout d´abord un très grand terrain, entouré d´une enceinte protectrice et dont l´entrée est règlementée.
C´est de plus des installations sportives diverses (terrain de golf, écuries et parcours hippiques, salle de sport, piscine)
Il semblerait que ce soit également des vestiaires facon palace avec les traditionnelles casiers privatifs en bois, banc en cuir, serviettes offertes, douches individuelles, hammam, salon de coiffure.
Un cloub c´est aussi un restaurant avec pour celui que nous avons visité 4 ambiances : cafet décontract (tenue de sport tolérée), terrasse grillade, salon avec buffet, salon "à la carte" (tenue correcte exigée)
Un cloub peut aussi avoir sa propre église et un terrain de jeux pour les enfants.
Enfin un cloub c´est une "communauté", parfois embourgeoisée, parfois richissime, avec une cotisation annuelle exorbitante pour le commun des Colombiens.
Notons qu´il existe des cloubs pour tous les budgets bourgeois à Bogota : le plus réputé, le "Club El Country" regroupe les puissants de la ville et du pays et s´étend sur plusieurs hectares en plein centre de la ville.
Matinée sportive donc, mais ambiance un peu gênante pour nous, qui allons vivre dans un quartier dangereux près de l´université (remarque d´une personne qui n´a certainement jamais mis les pieds dans un quartier vraiment chaud).
Après-midi dédiée à la recherche d´un lit pour notre futur chez- nous. (Même en Colombie, Carrefour reste le moins cher)
Retour à la maison, diner et attente de la confirmation de Jairo pour la chambre.
9h, mon téléphone sonne, je décroche, fébrile, impatient d´avoir la confirmation pour pouvoir planifier notre déménagement.
Après autant de suspens, d´émotion à la lecture de ces lignes, vous vous doutez de la chute : et oui, la cousine que Jairo ne connait même pas vient à Bogota, il est désolé, nous dit qu´il aurait vraiment aimé que l´on prenne la chambre, mais Jairo a un ami qui vit seul dans un appart avec deux chambres pas trop loin, il va se renseigner, on pourrait loger là bas le temps que la cousine reparte - 3 mois, il nous appellera lundi.
Je vous laisse imaginer notre déception et notre abattement : nous repartons de zéro, avec de moins en moins de logements vacants ...
Lundi
Reveil 5h30, départ précipité à 6h car la "domestique" ne nous a pas laissé préparé notre petit dej., 15min de marche, puis de longues minutes d´attente avant de pouvoir rentrer dans un transmilenio déjà bondé, escalade des nombreux escaliers de l´université, nous arrivons au test de niveau d´espagnol avec 10 min de retard, ce qui s´avère sans conséquence vu la faible difficulté du dit test, nous sortons à 8h.
Deuxième petit-dej pour moi, visite à Yadira qui s´occupe des étudiants étrangers, Sarah repart en cours pendant que je cherche de nouveau des annonces pour nous trouver un logement, après une 15aine d´appels, 3 propositions paraissent intéressantes. Nous passerons sous silence l´absence du prof de maths qui réduira ma 1ere journée à 45min de test d´espagnol (ah oui au fait, demain c´est férié - fête nationale oblige, dans deux semaines aussi je croix ... il n´y a pas beaucoup de vacances mais la Colombie est l´un des pays avec le plus de jours fériés)
Nous déjeunons avec l´un des membres de l´équipe d´accueil des étrangers dans un petit resto sympa, menu du jour uniquement.
Nous visitons ensuite 2 apparts, le 2e nous plait beaucoup, dans une rue un peu délabrée, maison fraichement retapée avec un charmante façade orange et a quelques pas de l´université - malheureusement le propriétaire exige beaucoup de garanties (2 garants, l´un propriétaire, l´autre solvable, plus un certain nombre de papiers, un classique ici) et souhaite le louer au moins 1 an.
La meilleure surprise de la journée restera l´appel de Jairo dans la soirée pour nous annoncer que son copain peut nous louer une chambre, et que nous pourrons venir habiter avec lui dès que sa cousine aura disparu.
Nous attendons donc avec impatience de visiter le-dit appart demain, alors que les parents d´Alejandro préparent leurs valises pour un tour d´Europe et de France. (leur avion décolle à 13h00 mais rassurez vous, les parents d´une autre Colombienne qui étudie en France nous logerons si on ne peut pas déménager demain)
Bonus : Pour ceux qui ont Google Earth, "Visite_de_bogota"
03 août 2007
Anniversaire : 8 jours - 8 mots
Voila 8 jours que nous sommes arrivés en Colombie. Pour ce petit anniversaire, nous avons choisi 8 mots pour parler de la ville de Bogota.
Bonne lecture...
Trancón
Bogota est une
ville d´embouteillages (“trancón” en bogotain) : en particulier aux heures de
pointe où à chaque feu une file de véhicules attend dans une atmosphère
surchargée de fumée. Pour y remédier la ville a pris plusieurs mesures comme
par exemple la mise en place du Transmilenio, à savoir des lignes de bus avec
des voies réservées qui permettent de désengorger en partie les axes les plus
fréquentés, ou le “pico y placa” qui interdit la circulation des voitures 2
jours par semaine, en fonction du dernier chiffre de leur plaque (d´où le “placa”)
aux heures de pointe (d´où le “pico”) à savoir entre 6h et 9h, puis entre 16h
et 19h.
L´amende est
dissuasive (480 000 pesos – 180 euros) : mieux vaut donc prendre un taxi
si l´on est “pris dans le pico y placa”.
Buses y Busetas
L´un des 3 moyens
de transport “public” de la ville. En réalité ce sont des compagnies privées
qui gèrent les bus de toutes tailles et de tous ages, responsable d´une part
importante de la pollution de Bogota à en juger par les nuages de fumée qui s´en échappent.
Comme pour
d´autres services “publics”, comme par exemple la santé, la libre concurrence
fait foi entre les entreprises. Ainsi les chauffeurs s´arrêtent à n´importe
quel endroit pour prendre des passagers ou les faire descendre, ainsi il n´est
pas rare de voir des bus s´arrêter en plein milieu d´une rue a plusieurs voies.
Pour prendre un bus : rien de plus simple, il suffit de faire signe au
chauffeur, par contre savoir quel bus choisir parmi la multitude nécessite une
expérience souvent réservée aux habitants du quartier. En effet, il existe un
grand nombre de “rutas”, des parcours, chaque a sa pancarte indiquant les
principales zones desservies mais on est bien loin des lignes bien définies des
villes françaises. Qui plus est, un chauffeur peu très bien décider de changer
d´itinéraire ou de demander à tous les passagers de descendre pour une raison
ou une autre (cela reste exceptionnel).
A réserver donc aux initiés.
Calles y Carreras
L´une des choses
les plus importantes à savoir pour pouvoir s´orienter dans Bogota :
l´ensemble de la ville est quadrillée par
un réseau de rues, globalement soit
orientées d´Est en Ouest (calles), soit du Nord vers le Sud (carreras). Ainsi
les adresses dans Bogota se donnent sous la forme Cra 7#19-1 ou Cle
19#7-1 : cra signifie carrera (cle = calle), suit le numéro de la carrera, puis celui de la calle (ou de la
carrera si le premier est une calle) et enfin le numéro de l´édifice. Ce qui
fait qu´il est très simple de s´orienter dans Bogota à partir de n´importe quel
point, d´autant que la ville est adossé sur son côté est à des montagnes plus
élevés et visibles quasiment de n´importe où. Il faut cependant faire attention
car la numérotation des calles est symétrique par rapport au centre de la ville
ce qui fait que l’on devrait normalement préciser s´il s´agit de la calle Sud
ou Nord. Cependant comme personne n´a vraiment envie d´aller dans les quartiers
très pauvres du sud pour y risquer son argent voir sa vie, on ne précise pas
lorsqu´il s´agit des calles au Nord.
Carretillas
Plus
folkloriques, les “carretillas” sont des charre
ttes faites maison, tirées par un
cheval, et qui servent de véhicule aux “recicladores”. Cette catégorie
socio-professionnelle est révélatrice du fossé séparant les classes aisées des
classes pauvres. En effet, dans l´ensemble des foyers et apparemment la grande
majorité des entreprises et commerces, les déchets ne sont pas triés et se
retrouvent donc mélangés dans des bennes communes. Or, la société gérant le
traitement de ceux-ci n´accepte que les déchets triés par matière. C´est ici
qu´interviennent les “recicladores” qui font le tri dans les ordures des autres
pour séparer carton, plastique … tout en étant payés par ceux qui balancent
leurs déchets non triés et qui se prémunissent ainsi contre une lourde amende.
Il n´est ainsi
pas rare de voir sur une 4 voies en plein milieu de la ville ces “carretillas”,
sans freins ni éclairage. Leur circulation est normalement interdite sur les
axes principaux mais étant donnée leur grande pauvreté, les “recicladores” n´ont
d´autre choix que de les utiliser.
Estrato
Chaque quartier,
chaque bloc de maison, est associé à un “estrato” compris entre 1 et 6.
Celui-ci est censé révéler le niveau du quartier : plus celui-ci est chic et
côté, plus l´“estrato” est élevé. Ainsi le quartier où vivent les parents
d´Alejandro a un “estrato” de 6, ainsi que la majorité des quartiers du nord de
Bogota, alors que ceux du sud sont en général à 1.
Cette
classification, bien que hautement discriminante, permet d´une certaine façon
un meilleur partage des coûts de l´eau, de l´électricité et du gaz. En effet,
plus l´“estrato” est élevé, plus les tarifs sont importants, ce qui fait que d´une
certaine façon les plus riches payent une partie de la consommation des plus
pauvres.
Policía
À Bogota les
policiers sont partout, en particulier à proximité des zones de forte affluence
tels que les centres commerciaux ou les édifices principaux. Loin des policiers
francais, ceux-ci arborent l´uniforme facon camouflage militaire, avec au
minimum une matraque imposante, et sinon pistolets, fusils-mitrailleurs… de
quoi décourager le moindre pick-pocket. On remarquera leur forte présence aux
alentours de l´université avec de gentils Rottweiler promenés heureusement en
laisse et muselés, ainsi qu´une grande varieté d´hommes en armes. Il faut dire
que l´université de Los Andes accueille les fils du président : la
sécurité est donc maximale (cela rassure également les parents des étudiants
car la scolarité représente une fortune par rapport au revenu moyen et comme le
dit la mère d´Alejandro, il ne faudrait pas que des perturbateurs externes au
nom d´une quelconque revendication empêchent le bon déroulement des cours).
Seguridad privada
Étant donné le
taux de délinquance non négligeable dans la ville (mais plus du à la pauvreté
qu´à la volonté de nuire comme dans certaines villes de France), ainsi que la paranoïa de certaines personnes
d
es classes aisées, l´ensemble des centres commerciaux, les magasins un peu
classe, ainsi que les “conjuntos” (groupe d´immeubles/habitations dans une
enceinte fermée) disposent d´un service de sécurité privée. Cela va des
employés qui contrôlent l´accès aux immeubles du conjuntos où nous sommes et
qui, ne connaissant ni la tête de Sarah, ni la mienne, nous demandent avec
insistance où nous allons, puis prennent nos noms et prénoms, aux nombreuses
personnes autour de l´université – impossible d´ailleurs d´y rentrer sans avoir
son “carné”, carte d´identité interne, à moins d´avoir un rendez-vous officiel
ou d´être accompagné par un étudiant -, ou encore un homme avec un fusil à
pompe dans le dos qui surveille le chantier à côté de l´appartement des parents
d´Alejandro – alors que le quartier est plutôt tranquille- . J´oubliais les
maîtres-chiens à l´entrée des parkings publics qui demandent aux conducteurs
d´ouvrir les portières et le coffre pour une inspection à la truffe en
recherche d´explosifs ou de drogues, les gardiens sur des miradors surveillant
le parking extérieur du centre commercial à deux pas de chez nous, ceux qui
passent les sacs au détecteur d´armes à l´entrée de ce même centre …
Au moins cela
crée des emplois et permet de chasser les délinquants de certains quartiers ou
de certaines zones …
Vendedores
ambulantes
De tôt le matin à
tard le soir, des vendeurs ambulants sont installés à la quasi-totalité des
feux des axes principaux.
Tout peut s´acheter dans la rue : des fruits, les
DVD piratés, des chargeurs de mobiles, des drapeaux colombiens, des
planisphères, des fleurs, des cerfs-volants… Et étant donnée la fréquence et l´importance des bouchons, les
vendeurs ont tout le temps pour passer de voiture en voiture et proposer leurs marchandises. Sans compter les
vendeurs ambulants de glaces sur leurs tricycles, ceux qui ont des petits stands
où l´on peut acheter toutes sortes de nourritures, les vendeurs de minutes
d´appel qui ajoutent à l´ambiance sonore leurs ”¡llamas! ¡llamas! ¡llamas! ”,
ou le réparateur de mixeur qui parcours les rues en proposant ses services à
l´aide d´un mégaphone…
Du point de vue
d´un étranger, cela peut paraître révélateur de ce qui semble être l´une des
forces du peuple Colombien : l´adaptation et la débrouille malgré des
conditions sociales, économiques et politiques qui ont souvent été difficiles
au cours de l´histoire du pays et un état de grande pauvreté qui touche une
part importante de la population, en particulier dans les villes.
30 juillet 2007
Colombia, ¡que rica!
La nourriture
Quels délices sont les repas ! On goute a des fruits dont on ne soupconnait meme pas l´existence, on boit des jus de fruits différents a chaque repas et faits maison, on mange beaucoup de plats sucrés-salés (le matin aussi), quel régal !
Ah oui, et pour ceux qui m´ont chambrée avec les haricots rouges : sachez qu´on ne mange (presque) jamais d´haricots rouges en Colombie!!! Ce sont les familles tres pauvres qui en font un plat de tous les jours, car c´est peu cher et tres nourissant.
Combien ca coute?
Certains d´entre vous nous demandent quel est le cout de la vie. Ca dépend des produits, de l´endroit ou ils sont achetés, et aussi du cours de l´euro ! Ce qui est bizarre, c´est que le cours du peso officiel est de 2700 pesos pour 1 euro, mais le réel (en bureau de change) est de 2100 pour 1 euro ! Dc pour les conversions ca reste bien approximatif. Malgré ca, on voit bien que la vie est moins chere ici.
Pour vous donner un exemple, Victor vient de s´acheter un tél pórtable (un peu extraño, mais solide et léger) pour 46000 pesos, cet achat incluant environs 2h30 de communication (et pour seulement 46 000 pesos = 20 euros environs).
Les fruits et légumes ne sont pas chers du tout : par exemple, un ananas coute a peine 50cts d´euro, soit 5 fois moins cher qu´en France !!!
Et pour un RDV chez le coiffeur, comptez 7 euros pour une femme, 5 pour un homme.
Formalités administratives, encore et toujours...
Nous sommes allés a l´ambassade pour nous déclarer, on pensait que ce serait tout simple, qu´il suffirait de dire "coucou on est francais on est la pour un an", mais non, il faut fournir des papiers, des photos...
Nous allons aussi obtenir une carte d´identité colombienne. Nous avons fait les formalités aujourd´hui, et c´est dingue comme ils sont rigoureux : ils te reprennent en photo alors que tu leur as déja fourni 3 photos d´identité, et ils prennent les empreintes de ta main, puis de tous tes doigts, les uns apres les autres, et ca plusieurs fois! (ils sont fous ces Colombiens)
Du folklore a la pelle
Il y a aussi une autre chose d´incroyable, c´est que souvent, quand tu entres dans un parking, il y a des vigiles avec chiens qui ouvrent ton coffre et tes portieres et se servent de leur chien pour détecter d´éventuels explosifs ou drogues. Et quand les voitures sont assez hautes, le chien monte carrément dans le coffre!
C´est donc un pays plutot folklorique, mais ce n´est pas tout. Je finirai par une autre chose qui nous impressionne : c´est de voir de temps en temps des carrioles tirées par des chevaux, mais attention, pas du tout pour la promenade, c´est un véritable moyen de transport !
La Colombie est décidément un pays plein de contrastes...
29 juillet 2007
Quelques images
Tout d'abord une photo prise dans une rue ou nous avons visité une petite chambre, très rustique, mais dans une maison charmante. Le quartier s'appelle Los Aguas et c'est l'un des plus anciens de la ville, à deux pas de l'université.
Alors que nous sortions de la maison, un bruit nous fit tous sursauter et provoqua l'envol de la dizaine de pigeons ici présents. Après quelques secondes d'observation nous avons compris que cela venait d'un court circuit provoqué par du linge accroché a des cintres suspendus aux fils electriques ...
Après cette visite, nous sommes allés a Monserrate, le point culminant de Bogota (3152 m) où fût errigé au XVIIème siècle une imposante eglise.
L'ascension se fait au choix : en funiculaire, en téléphérique, ou par un petit sentier que les plus fidèles gravissent sur les genoux pour "remercier leur Seigneur d'avoir réalisé leur voeu".
Du sommet la vue sur Bogota est magnifique et on prend là bas conscience de l'immensité de la métropole (pourtant seule la zone sud est visible)
Nous avons ensuite visté une autre chambre dans un quartier assez moderne, seuls hics : le prix 900 000 pesos soit 450€ sachant que nous n'aurions pas le droit d'utiliser la cuisine ni d'inviter des amis, pas d'internet, et alors qu'il ne s'agit que d'une petite chambre dans un appart habité par un femme d'une trentaine d'années et sa fille alors que l'on peut trouver quelque chose similaire pour 400 000 pesos avec des étudiants.
Petit détour par le centre commercial du coin, très nombreux à Bogota, pour un déjeuner au milieu d'une trentaine de boutiques de fast food allant du Mac Donald au Kokoriko en passant par de nombreuses échopes de fast food colombiens ou nous avons pris un plat assez impressionant pour seulement 12 000 pesos (6€) - autrement plus nourrisant qu'un Maxi Best Of Big Mac !
Puis pour finir la journée, retour à la maison dans les embouteillages, autre spécialité locale.
28 juillet 2007
Reponses a quelques questions
Decalage horaire :
Il y a bien 7h de decalage horaire, d'ailleurs c est assez rigolo de penser a vous en France, par exemple, en ce moment vous dormez certainement alors que nous n'avons pas encore diné.
Le temps :
En Colombie, il n'y a pas de saison; on peut avoir les 4 saisons dans une seule journee. Nous n'avons eu que du beau temps jusque la, mais nous avons quand meme assez froid, parce que Bogota est a 2600m d altitude.
Le soleil se leve a 6h et se couche a 18h; nous nous reveillons donc tres tot.
Nous risquons d'avoir tres froid du cote de l'universite : comme elle est juste au pied de la montagne, il y fait beaucoup plus froid, surtout le matin de bonne heure, et il pleut beaucoup plus.
Les transports :
Il y a 3 moyens de transport differents :
- Le Transmilenio, qui rappelle un peu le Busway de Nantes, tres rapide
- Des autobus prives, de toutes tailles et de toutes couleurs qui sont un peu plus aleatoires (pas d'heures ni d'arrets fixes)
- Les taxis et les voitures privees
Pour le moment, la maman d Alejandro nous a accompagnes partout donc nous ne nous sommes deplaces qu en voiture
Nous contacter :
Si vous voulez nous contacter, n'essayez pas de nous joindre ou de nous envoyer un texto sur nos portables qui ne fonctionnent pas ici. En revanche, nous avons acces a nos mails (privilegiez nos adresses MSN) et a Skype.
27 juillet 2007
Premieres impressions
Tout d'abord, les gens sont tres accueillants. Notre famille d'accueil nous cherit comme des rois.
Ici, il est normal d'avoir quelqu'un a la maison qui s'occupe de la
cuisine, du linge, du menage...et ca en permanence! Chez notre famille
d'accueil, Rosia vit ici jour et nuit sauf le dimanche. Elle cuisine
delicieusement bien. A tous les repas, nous decouvrons de nouvelles
saveurs. Il y a une variete de fruits incroyables et quel plaisir d'y
gouter ! (et dur d'y resister; pourtant pour le moment nous devons etre
prudents car notre organisme n'y est pas habitue...)
Bogota est une ville immense avec un trafic routier inimaginable (a tel
point qu'il y a des limitations d'utilisation des voitures "el pico y placa").
Il y a des choses qu'on a du mal a imaginer en France, d'abord au niveau de la securite : il y a des policiers en tenue militaire a tous les coins de rue, des agents de securite tous les 20m dans les centres commerciaux.
Hier, nous avons vu des cireurs de chaussures !!
Il y a pleins de petits bus prives, sans arret fixe, ils deposent les gens parfois en plein milieu des routes !
La vie est vraiment tres peu chere, c'est incroyable de pouvoir prendre un verre a de tels prix.
Aujourd'hui nous sommes alles a l'Universite, elle est immense! Il y a quasiment 10 000 etudiants. Elle est jolie, avec des batiments anciens remarquables.
Nous avons visite un appartement et nous retournons en voir d'autres demain.
Tout est un peu melange dans ce que je dis ici, pas de panique, c'est comme dans nos esprits ! Et oui, les surprises et les decouvertes sont tres nombreuses.
Nous sommes vraiment tres heureux d'etre ici.
Portez vous bien !
26 juillet 2007
Nous sommes bien arrives !!!
Ca y est, ¡ estamos en Santa Fe de Bogota !
Le voyage

Le voyage a ete long, mais est passe plus vite que nous nous y attendions.
Apres une escale de presque 5 heures a Madrid, nous avons pris léavion pour Bogota (vers 17h). 11h de vol plus tard, nous atterissons a Bogota, 20h heure locale 3h du mat en France, alors que nous nous etions reveilles a 7h.
La rencontre avec notre famille d accueil
Pendant ces deux premieres semaines, nous allons vivre chez la famille d Alejandro, un ami Colombien qui etudie a l Ecole des Mines.
Sa famille est vraiment tres tres accueillante, nous sommes tres heureux d'etre chez eux, sa soeur et sa maman ont eu la gentillesse de venir nous chercher a l'aeroport.
Au niveau de lespagnol, ca va, on arrive a se comprendre assez bien
Nous sommes au 6eme etage d'un immeuble dans un appartement assez luxueux situe au nord de Bogota (quartier riche)
Il y a une femme de maison qui est la en permanence, jour et nuit sauf le dimanche, ca fait tout drole.
Aujourd hui, nous allons decouvrir la ville, ici nous sommes assez loin du centre
















