01 mai 2008
Récit de vacances : Les Pillac en Colombie
A la demande générale,
voici un résumé du séjour des parents Pillac dans notre pays d’adoption :
Acte I : San Augustin
Mes parents sont
donc arrivés à Bogota le dimanche 13 avril, nous les avons accueillis avec un
peu de retard (nous ne pensions pas qu’ils sortiraient si vite de l’aéroport),
pour les guider chez nous. Après une après midi dédiée aux retrouvailles,
cadeaux et ravitaillement en produit vitaux (j’entends confiture, chocolat et fromage
de chèvre), nous avons installé le campement : mes parents à l’étage dans
la « chambre » et nous deux dans des hamacs au rez-de-chaussée.
Tôt le lendemain
nous nous sommes envolés pour Neiva, dans le sud de la Colombie, une ville sans
trop d’intérêt si ce n’est l’agitation colombienne à laquelle nous nous sommes
habitués mais qui a impressionné mes parents et leur a rappelé l’Espagne des
années 70. Nous avons passé l’après midi dans le désert de la Tatacoa, nous
sommes allés à son « observatoire astronomique » (un peu petit à vrai
dire, mais ce ne doit pas être la priorité du gouvernement, malgré l’exceptionnelle
qualité d’observation), nous avons continué jusqu’à des sources thermales, le
tout dans un décor de western et en « moto-taxi » : un tricycle
made in India.
Après une nuit dans l’hôtel le plus « classe » auquel nous soyons allés depuis notre arrivée, nous avons pris un bus pour San Augustin, une petite ville encore plus au Sud, où il était plus que déconseillé d’aller il y a quelques années… Il serait cependant dommage d’aller en Colombie sans visiter San Augustin et ses dizaines de sculptures précolombiennes, vestiges d’un peuple qui a emporté avec lui tous ses mystères, même celui de sa disparition qui reste à ce jour inexpliquée.
Nous avons donc
visité plusieurs parcs regroupant diverses sculptures, en compagnie d’un guide extrêmement
sympathique, mes parents sont pour la première fois montés à cheval, le tout
dans des décors magnifiques, au milieu des plantations de café, banane et
canne à sucre.

Seul petite déception du séjour : le tour en jeep, ou
plutôt devrait on dire le rallye, avec au volant le frère de Montoya qui visiblement
était pressé de rentrer chez lui et nous à « mis la pression » toute
la journée. Cela nous a tout de même permis de voir encore d'autres statues, ainsi qu'une impressionnante cascade. (même si normalement nous devions aussi voir la 2e plus haute d'Amérique du sud mais notre pilote en a décidé autrement)
Enfin pour faire plaisir à Sarah, il faut aussi vous parler du restaurant ou nous avons mangé l’un des meilleurs plat de viande de notre séjour. Un seul regret, nous n’avons pas pu gouter le Curi, qui n’est autre que du… cochon d’inde (oui oui souvenez vous ce mignon petit animal dans votre école primaire).
Acte II : Popayan
Le vendredi, nous pris un autre bus pour Popayan - départ à 6h du matin pour 6h30 de
trajet sur un chemin défoncé, dans un petit bus sans fenêtres qui s'ouvrent… malgré l’appréhension,
le trajet est passé beaucoup plus vite que ce que nous espérions, nous avons
traversé de magnifiques paysages, des patelins véritablement coupés du monde,
nous nous sommes même arrêtés pour regonfler les pneus d’un camion avec l’air
de pneus de notre mini-bus!
Encore une fois mes parents étaient enchantés, mais
le meilleur de la Colombie les attendait à Popayan : une charmante ville
coloniale avec un centre ville très animé en semaine, et à quelques rues des
quartiers populaires où nous avons pu nous promener et apprécier l’amabilité des
habitants de la région.
Nous avons également profité de notre présence dans la
région pour aller au parc de Puracé.
Nous nous sommes ainsi lancés dans l’ascension
du volcan Puracé (4760m d’altitude, avec un départ à 3300m). Malheureusement,
après 2h d’ascension nous sommes entrés dans les nuages, fouettés par le vent
et la pluie.
L’altitude n’aidant pas, seuls Sarah et moi sommes allés jusqu’au « cratère »,
en réalité nous n’avons vu qu’une forte pente devant nous, formant une sorte de
cercle… nous nous sommes consolés avec les posters au refuge !
Congelés,
nous sommes retournés à l’entrée du parc où nous avions loué un petit chalet
pour la nuit, rêvant de la douche chaude et du feu de bois qui nous y
attendait.
Seul petit hic : bien qu’il y avait deux robinets dans la
douche, les deux étaient d’eau froide, et puis nous avons eu beau demander du
bois pour la cheminée, les stocks étaient visiblement épuisés… Nous nous sommes
donc contentés de plusie
urs couvertures, et à 19h30 nous dormions tous les 4.
Le jour suivant nous avons visité d’autres parties du parc, en particulier des sources thermales (le Yellowstone local) puis nous sommes rentrés à Popayan, pour faire une dernière visite de la ville et quelques emplettes, notamment une ruana (poncho en laine) pour Sarah et moi.

Le paramo: un écosystème d'altitude
Acte III : Retour à Bogota
Mardi matin, 7h,
la dure réalité nous a rattrapés avec la reprise des cours. La deuxième semaine
nous avons donc tenté de concilier études et ballades avec mes parents dans le
centre de Bogota (musées, marché...) , pour terminer par le pèlerinage local : l’ascension de
Monserrate à pied avec ma mère le samedi. Malgré nos tentatives de les
convaincre de rester un mois de plus, les valises étaient prêtes à 14h pour
retourner à l’aéroport.
Bien que courtes, ces vacances auront vraiment été supers, nous avons découvert l’une des plus belles (la plus belle?) région de Colombie, mes parents auront eu un aperçu de l’ambiance des villes et des campagnes, et peuvent maintenant attester de la bienveillance et le gentillesse des Colombiens. Ils nous ont d’ailleurs promis qu’ils reviendraient !

A propos de
retour en Colombie
Alors que mes parents étaient là, j’ai reçu une lettre d’acceptation pour un « master of science » avec l’université de Georgia Tech, aux Etats Unis. Seulement voila, après en avoir discuté avec mes parents et des profs, je pense plutôt que je reviendrai faire un master a Los Andes, histoire de passer une année de plus ici !
22 mars 2008
Amazonie
Nous venons de
passer la semaine sainte en Amazonie. En quelques mots: dépaysante,
époustouflante, inouïe, inoubliable...
L'Amazonie, avant d'y aller, on s'imagine que c'est surtout une grande forêt.
Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que c'est avant tout l'Amazone... Nous
avons été surpris par l'immensité des cours d'eau.
Au programme: promenades sur l'eau, sur terre, pêche, chasse aux caïmans et
observations d'arbres aux formes plus insolites les uns que les autres, et
d'animaux: caméléons, singes, serpents, dauphins roses, fourmis et araignées,
perroquets et autres oiseaux...
L'humidité est pesante mais la chaleur assez supportable (en moyenne 84% d’humidité
et une température de 26°C). Les moustiques se joignent à la fête. Les eaux
offrent des poissons absolument succulents, comme le pirarucu qui peut mesurer
jusqu'à 2 mètres et est certainement l'un des meilleurs poissons que nous
n'ayons jamais mangé. Sa chair est tendre et sa saveur délicieuse.
Les indigènes vivent de la pêche et des cultures. Certaines communautés du
tourisme, mais plutôt du côté colombien.
Nous avons été très gênés en arrivant
dans une de ces communautés : les habitants sont tous arrivés avec leurs
objets d’artisanats qu’ils ont installé dans leur maloka (lieu de cérémonies)
rien que pour nous !
Nous sommes restés ensuite du côté péruvien : eh oui, nous sommes allés au
Pérou, et même au Brésil !
Nous avons passé 4 jours dans une communauté indigène ticuna. Nous étions avec
deux autres français, 3 guides et un motoriste. Les Ticunas parlent le ticuna
et certains d’entre eux l’espagnol aussi. A l’école, les cours sont en ticuna. Mais
ils ne portent plus d’habits traditionnels mis à part lors des cérémonies. Les
indigènes vêtus d’un seul pagne vivent beaucoup plus profondément dans la forêt,
à plusieurs jours de bateau.
Les maisons sont des cabanes en bois et toits de feuilles de palmes ou en
tôles, flottantes ou construites sur pilotis. Pour Victor, l’Amazonie lui a fait
penser à l’image que l’on peut avoir de l’Asie, notamment de pays comme le
Bengladesh, à cause de toute cette eau, ces cabanes et de la langue ticuna aux
sonorités asiatiques. Moi elle m’a rappelé la Venise Verte mais en version
géante.
Il y aurait encore plein de choses à dire, mais il faut garder des choses à
raconter de vive voix. Alors je vous laisse avec quelques photos pour vous
donner une meilleure idée du paradis vert que nous avons vécu.
08 octobre 2007
Recit de nos vacances, 1ere partie
Après 2 semaines bien chargés, avec plusieurs partiels, des travaux à la maison, une course contre la montre pour acheter les billets d'avions pour le futur voyage avec les parents de Sarah qui viennent a Noël (l'occasion pour moi de retirer 4 200 000 pesos et de me balader avec tous ces billets en ville), nous sautons dans un taxi pour rejoindre au plus vite le "terminal de transporte", sorte d'aéroport pour bus ou nous retrouvons les amis avec lesquels nous voyageons.
Il est 18h30, nous montons dans le bus super confort avec suffisamment d'espace pour allonger son siège sans déranger son voisin (il vaut mieux sachant que le trajet durera 17h30)
Rien de spécial durant le voyage, a part la traversée du village Aracataca, où est né le célèbre écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982, et où nous avons pu observer les taxis locaux, à savoir des tricycles promenant les clients ...
Santa Marta
Nous arrivons au Roadero, d'équivalent Colombien de La Baule en beaucoup plus petit, la chaleur est écrasante (plus de 35°C), l'air humide, nous nous installons dans l'appart et nous allons nous baigner ... dans la mer Caraïbe ! Bon rien d'exceptionnel cependant, l'eau est chaude certes, mais le lieux n'a rien de spécial.
En fin d'aprèm nous allons dans un hôtel un peu plus loin (notre hôte a des entrées car quelqu'un de sa famille vend de l'eau a ce dernier), la plage est quasi déserte, avec vue sur les pétroliers. Malgré tout, l'un de ceux qui est avec nous la trouve beaucoup plus propre : il faut dire qu'il n'y a pas toute la populace comme sur la plage au pied de l'appartement... même loin de Bogotá les clivages restent forts entre très riches et un peu moins riches.
Nous profitons d'un beau coucher de soleil avant d'aller profiter de la piscine.
Le soir nous sortons dans la boite branchée du coin : La Escallera, à cette saison c'est tout Los Andes qui s'y retrouve puisque seuls ceux de notre université sont en vacances. Un peu déçus par la musique, nous rentrons vers 2h.
Etant donné que nous sentons que le programme de ceux avec qui nous sommes se résumera a plage/piscine de l'hôtel, sorties (ce qui se confirmera plus tard), nous décidons d'explorer un peu la région dès le lendemain en allant à Taganga, petit village de pécheurs que tout le monde décrit comme magnifique.
Le lendemain nous partons donc pour Taganga, un peu plus tard que prévu (18h, en pleine nuit ;) ) car nous avons perdu beaucoup de temps pour faire des achats divers (chapeaux, masque et tuba, provisions de nourriture et d'eau), et nous nous prenons au passage une mini tempête avec forte pluie et vents violents.
On ne vous avait pas menti !

Comme vous pouvez le voir, nous étions bien sur la plage paradisiaque d'El cabo, dans le Parque Tairona
(d'accord nous ne sommes pas sur la photo mais je n'y ai pas pensé sur le coup).
J'espère que vous ne nous en voudrez pas trop de nous être fait dorer la pilule alors que la plupart d'entre vous étiez confrontés à la rudeur du climat français ou européen.
24 septembre 2007
Nos vacances
Allez juste une petite photo pour que vous puissiez penser à nous en sachant où on sera :
J-5...trop d'impatience !!!




















